| Classification | |
| Type | Blanc |
| Marque | Vincent Girardin |
| Millésime | 2022 |
| Pays | France |
| Région principale | Bourgogne |
| Région | Côte de Beaune |
| Appellation | Meursault |
| Cépage | Chardonnay |
| Alcohol % | 13.5% |
| Volume | 1,5 |
| État | Parfait |
| Étiquette | Parfait |
| Consommable | 2028-2042 |
| Stock | 1 |
La saison de croissance 2022 en Côte de Beaune a été l’une des plus chaudes, des plus sèches et des plus ensoleillées jamais enregistrées, même si les conditions n’ont pas été les mêmes dans toutes les régions. De fortes précipitations en juin ont saturé le sol d’humidité, tandis que des pluies opportunes à la mi-août ont permis aux vignes de « se reposer » avant les vendanges. Il est important de noter que la chaleur s’est installée sans pic de température soudain et que les nuits sont restées fraîches, ce qui signifie que la maturation a commencé tôt, mais sans la perte d’acidité à laquelle on aurait pu s’attendre avec un tel été. Les vendanges dans la Côte de Beaune ont débuté vers le 25 août, plusieurs semaines plus tôt que la moyenne historique, et la récolte s’est avérée à la fois abondante et saine ; c’est en grande partie grâce à cela que le millésime 2022 a évité la lourdeur caractéristique d’autres millésimes ensoleillés.
Le « Meursault Les Perrières » 1er crude Vincent Girardin est un vin issu du climat le plus vénéré de l’appellation, universellement considéré comme un Grand Cru, bien qu’il ne bénéficie pas de cette appellation officielle. Cette parcelle, cultivée selon les principes de l’agriculture biologique, est située sur un sol mince et caillouteux, où la couche de terre végétale recouvre un substrat rocheux calcaire dur ; c’est là que résident la tension et la note salée caractéristiques de cette parcelle. En 2022, les rendements y ont été faibles, ce qui se reflète dans le vin : la richesse typique de Meursault est bien présente, mais le caractère minéral du vignoble en est le fil conducteur.
Éric Germain, vigneron depuis 2002 et responsable de la ligne depuis le départ de Vincent Girardin en 2012, n’a en rien modifié son approche : vendanges manuelles avec double tri, fermentation avec des levures indigènes, utilisation délibérément modérée de fûts neufs et élevage prolongé sur lies fines.
À déguster de préférence entre 2028 et 2042, même si les meilleures bouteilles conserveront leurs qualités bien plus longtemps.