Le Château Lafite Rothschild 1988 est un vin rouge de Pauillac issu de la crête graveleuse du vignoble de Lafite Rothschild.
Dans toute la région, le millésime 1988 a donné naissance à des vins rouges vifs et fruités, dotés de tanins fermes et d’une structure classique. Pauillac a été l’une des appellations les plus performantes, aux côtés de Pomerol et de Pessac-Léognan.
Il a fallu un courage considérable pour parvenir à ce résultat. Les conditions météorologiques ont été exceptionnellement froides et humides pendant la première moitié de l’année. En avril, la situation s’est inversée : la floraison s’est déroulée sans encombre dans l’ensemble du vignoble, la croissance a été uniforme, aucune épidémie notable n’est survenue en mai et juin, et la véraison (période durant laquelle les raisins changent de couleur et commencent à mûrir) s’est déroulée à la perfection. L’été a démarré sans encombre. Cependant, des pluies répétées vers la fin de la saison ont pris les viticulteurs au dépourvu, et les domaines les plus inquiets ont pris le risque de vendanger le cabernet sauvignon avant qu’il ne soit pleinement mûr, en commençant les vendanges très tôt.
C’est précisément cette tension que l’on retrouve dans une bouteille de 1988 de la rive gauche. D’un côté, on trouve de la structure et des tanins fermes ; de l’autre, de la maturité. À Pauillac, avec son sol graveleux profond et bien drainé, le caractère du Cabernet Sauvignon a pris le dessus.
Robert Parker (94)
Broodingly backward and in need of considerable bottle age, the 1988 is a classic expression of Lafite. This deeply-colored wine exhibits the tell-tale Lafite bouquet of cedar, subtle herbs, dried pit fruits, minerals, and cassis. Extremely concentrated, with brilliantly focused flavors and huge tannins, this backward, yet impressively endowed Lafite-Rothschild may well turn out to be the wine of the vintage!
Winespectator (94)
Beautiful and subtle on the nose, with mineral, berry, licorice and dark chocolate. Full-bodied, with supersilky tannins and a pretty balance of fruit and mint. Long and caressing. Real claret here. Everyone talks about 1989, but this is very close in quality.
Jancis Robinson (17.5)
Quite deep purple. Inky. Very Cabernet nose. Smooth and more than a hint of Lafite's trademark dancing elegance. Gentle start and quite a dry finish, but very, very respectable and true to the vintage. Quite long.
Vinous (96)
The 1988 Lafite-Rothschild is the best of the triumvirate that ended the decade. Another bottle vindicates that view. It shows an intense bouquet with graphite-tinged black fruit mixed with cedar aromatics that seem to effortlessly cruise as Lafite is wont to do. The palate is beautifully balanced and blossoms in the glass. The 1988 has svelte, finely chiseled tannins. Tobacco notes appear towards the finish. This quintessential Lafite-Rothschild is even better than the bottle popped open at the château six years ago. Tasted at the 1988 Bordeaux dinner at Noble Rot Mayfair.
Rene Gabriel (18)
Rene Gabriel rates this wine 18/20 points.
Jane Anson (95)
Served from magnum, tasting delicous right now. I’ve had this vintage a few times recently and it is not the most blockbuster Lafite, but has such an effortless charm that it feels absolutey signature. Tobacco, rose petals, suble charred cedar and grilled cocoa, with loganberry and raspberry fruit. Does that Lafite trick where it is utterly gulpable and so enjoyable, and it just subtly keeps on delivering new moments of complexity and understated power.